Marat se dévoile…

Marat, artiste autodidacte d’origine tatare vit depuis 20 ans à Mons. Son exposition « Pas de ce monde » est à la fois le reflet de son propre parcours et un appel à l’anti-conformisme.

En décortiquant son environnement avec une vision tantôt mélancolique, tantôt ironique, tantôt exaltée, toujours surprenante, il révèle la nature profonde du monde et des hommes sous de multiples aspects : la bêtise humaine, l’amour, la prétention, la gourmandise, la haine, la colère… Ainsi nous invite-t-il à une réflexion à la fois sur des grandes questions existentielles mais aussi sur l’actualité et notre entourage, comme la vie au borinage et le folklore montois auxquels il voue un attachement tout particulier.

Une enfance sous le régime communiste

Né à Tachkent, Marat vit ses 10 premières années sous les couleurs de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Déjà il dessine et écrit.  Adolescent, il suit des études de droit dans une toute jeune République indépendante d’Ouzbékistan. De cette époque, il retire un sens aigu de la débrouillardise.

En recherche de nouveaux horizons

A 19 ans, il veut découvrir l’Europe et si possible Paris. Il atterrit finalement à Mons. De mauvaises en plus belles rencontres, d’aventures en aventures, il réalise des études d’informatique à l’ISIM’s « parce que je ne comprenais pas un mot de français et que c’étaient les études qui l’exigeaient le moins » justifie-t-il. Sociable et particulièrement ouvert, il se fait connaître du tout Mons, festif et noctambule surtout, mais aussi du monde culturel et artistique. Agitateur culturel qui rebondit sur l’actualité politique russe et borino-montoise, il est toujours aux aguets et participe au bouillonnement ambiant des sociétés tantôt bourgeoises, tantôt prolétaires avec une même générosité.

Ce sont les autres qui en parlent le mieux…

« J’ai eu l’occasion de suivre au jour le jour l’évolution de cette exposition « Pas de ce Monde » que nous présente Marat. Quelle fût ma surprise de comprendre que ce n’était pas Marat qui n’était pas de ce monde mais nous, nous tous, spectateurs de notre propre image. Marat nous déshabille avec la délicatesse de son crayonné et ses rehauts colorés. »                                            Bernard Descamps, Sculpteur et Professeur aux métiers d’arts du Hainaut

« Marat, né à Tachkent. Il se trouvait à l’étroit dans son pays d’origine et voulait découvrir autre chose. Pourquoi pas la Belgique ? en 2000, c’est à Mons, qu’il a déposé son baluchon, après avoir rencontré de nouveaux amis. Il y a trouvé le havre qu’il cherchait… Après des études en informatique, il a continué son travail de dessin.

De sa pointe de crayon acérée, volontiers moqueuse, Marat croque les gens qu’il aime. Mais il caricature léger. Il dessine petit sur un coin de table. Tout dans le détail.

Discret Marat ? Seulement quand il dessine… Pour le reste… tout montois festif et/ou artiste le connait, et l’apprécie. Que Marat chante l’Auvergnat ou déclame Tchekhov en russe ne laisse personne insensible.

Marat, un artiste tataro-montois ! Il cherche encore parmi les nombreuses voies qui s’offrent à lui. Un artiste à rencontrer. »                                                                                                                            Jean-Paul Bresart

« Marat c’est un coup de scalpel dans la nature humaine.

Eclats de rires déchirant l’être.

Chirurgie de l’âme par une soudaine hilarité.

Regard persan qui dissèque et déforme.

Visions Rabelaisiennes et jusqu’au-boutistes.

« Perceptions maratiennes » d’un absurde paillard. »                                                                          

Patrick Coppens

 « De 1239 à 1243, les Tatars ravagent toute l’Europe orientale, mettant fin à l’empire couman (dixit Wikipédia).  En 2020, Marat est sur le point de ravager l’empire montois. On ne demande qu’à le suivre dans ses futures conquêtes artistiques… »                                      

Marc Ghuisoland

Vers une (Я)évolution ?

L’art mène-t-il à l’évolution de l’espèce humaine ? Marat aimerait lui ajouter un Я – « je suis » en russe -, qui par un effet de miroir nous invite à nous retrouver face à nous-mêmes mais dans un autre monde, source d’ouverture d’esprit… De notre côté, nous sommes convaincus que l’homme en contact avec l’art, approfondit sa dimension humaine, devient plus tolérant et par conséquent, il évolue consciemment et inconsciemment.

La Co-Gallery est un espace d’expositions à Mons qui rassemble artistes et passionné(e)s du Cœur du Hainaut. Un espace qui s’est donné pour mission de recréer des liens et de permettre de nombreux échanges au sein d’un public hétéroclite composé de professionnels et de particuliers, aux profils multiples et de tous âges.

L’exposition « Pas de ce monde » est visible en mode public à l’occasion des différents évènements ouverts à toutes et tous et en mode privatif durant les activités @Co-GuestHouse®:

  • pour les Co-workers, indépendants et entreprises du lundi au vendredi de 8 à 18.00
  • pour les clubs d’entreprises durant leurs activités, petits déjeuners , formations et workshops
  • pour les particuliers à l’occasion des mariages, anniversaires, fêtes de famille et des nombreux ateliers et formations ayant lieu les soirs et WE.

https://www.telemb.be/article/marat-presente-pas-de-ce-monde